La transplantation et le don d’organes

La transplantation et le don d'organes

La transplantation et le don d’organes

Le don d’organes est un processus en vertu duquel une personne autorise le prélèvement de son (ses) organe(s), moyennant le consentement légal du donneur lorsque ce dernier est en vie, ou moyennant le consentement des parents proches ou d’une personne proche lorsque le donneur est décédé.

Dans la plupart des cas, un don d’organes peut être effectué à des fins de recherche, ou en vue d’une transplantation dans le corps d’une autre personne.

Les transplantations les plus courantes concernent des organes tels que le pancréas, les intestins, les reins, le foie, la moelle osseuse, la peau, la cornée, et le cœur.

Les donneurs vivants peuvent donner un rein, une partie du pancréas, les poumons, des parties de l’intestin, et le foie. Toutefois, la plupart des dons d’organes ont lieu après le décès du donneur.

Pour les donneurs vivants, des tests approfondis sont réalisés avant le don d’organes. Ces tests comprennent, entre autres, une évaluation psychologique afin de déterminer si le donneur potentiel comprend parfaitement ce qu’est un don d’organes, et est prêt à consentir au don à proprement parler.

Ronald Lee Herrick a été le tout premier donneur d’organe du monde à participer à une greffe réussie. Ainsi, en 1954, il a fait don de l’un de ses reins à son frère jumeau. Cette opération a valu à Joseph Murray, chirurgien responsable de la réussite de la transplantation de l’organe, de remporter le Prix Nobel de Médecine.

La législation des différents pays permet aux donneurs potentiels d’autoriser ou de refuser le don d’organes, ou de laisser ce choix à leurs proches. La fréquence des dons d’organes varie selon les pays.

Au sein de l’Union européenne, le don d’organes est réglementé par les États membres.
Depuis 2010, 24 pays européens ont adopté un système du type « consentement présumé » (opt-out). Les systèmes de consentement présumé les plus répandus et les plus restreints ont cours dans des pays tels que l’Espagne, l’Autriche, et la Belgique, lesquels comptent des taux élevés de donneurs d’organes. En 2017, l’Espagne possédait le taux de donneurs d’organes le plus élevé au monde, avec un peu plus de 45,9 donneurs par million d’habitants.

En Angleterre, le don d’organes est volontaire, et aucun consentement n’est requis.
Les personnes qui souhaitent faire don de leurs organes après leur décès peuvent utiliser le Registre des dons d’organes (Organ Donation Register), qui se présente sous la forme d’une base de données nationale.

En juillet 2013, le Pays de Galles est devenu le premier pays constitutif du Royaume-Uni à adopter le principe du consentement présumé. Depuis le 1er décembre 2015, ce pays fonctionne sur le principe du consentement présumé des citoyens au don d’organes. Ce système devrait permettre d’accroître le nombre de donneurs de 25% en 2016.

En 2008, le Parlement européen a voté, à une écrasante majorité, en faveur d’une initiative visant à introduire une carte européenne de donneur d’organes en vue de favoriser le don d’organes en Europe. Ce projet a été adopté, et la carte est actuellement utilisée.

 

Qui peut être un donneur d’organes?

Toute personne, quel que soit son âge, peut être un donneur potentiel. Lorsqu’une personne décède, l’Agence d’approvisionnement en organes évalue l’aptitude médicale au don, sur la base des antécédents médicaux, et de l’âge de la personne.

 

Puis-je être un donneur en étant atteint de troubles médicaux?

Le fait de souffrir d’un problème de santé ou d’être atteint d’un trouble médical ne vous empêche pas nécessairement de devenir un donneur d’organes ou de tissus.

Il revient au médecin de décider si une partie ou l’ensemble des organes ou des tissus convient pour la transplantation, et ce, au moment du don d’organes, en fonction de vos antécédents médicaux, sociaux, et de voyage.

En revanche, le don d’organes est totalement exclu dans certains cas, notamment si une personne est atteinte ou est suspectée d’être atteinte de l’une des pathologies suivantes : un cancer actif, la maladie à virus Ebola, le virus de l’immunodéficience humaine ou l’hépatite C, et la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ).

Toutefois, les personnes atteintes de certains types de cancer peuvent malgré tout faire un don de leurs organes au terme de quelques années de traitement. Dans pareilles circonstances, il peut également être possible de donner certains organes, tels que les yeux et certains tissus.

Les organes des donneurs atteints du virus de l’immunodéficience humaine ou de l’hépatite C peuvent également être utilisés pour aider les autres personnes atteintes des mêmes affections, mais ce genre de cas est plutôt rare.


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